Les différents pleurs de bébé

Tous les bébés pleurent, et tous les pleurs sont des messages. voici comment les interpréter On doit les distinguer:

Les pleurs « normaux »

Le nouveau-né pleure 1 à 3 heures/jour, avec un maximum vers l’âge de 6 semaines.
Ces pleurs sont continus, harmonieux. Leur intensité sonore est modérée et ils sont « supportable » pour les parents.
Ils sont faciles à calmer.
Bébé gesticule normalement et son visage n’est pas crispé.
Les causes: la faim, une couche sale, la solitude, le sommeil, l’envie d’être câliné, une position inconfortable, le plaisir de s’entendre crier ou de s’époumoner…

Les pleurs de douleur

 d’une forte intensité sonore est forte: les cris sont aigus, perçants.
Ils surviennent brutalement alors que bébé devrait être serein.
Ils sont difficiles à calmer.
Bébé est agité, son visage et ses poings sont crispés.
Les causes: un reflux gastro-oesophagien, des coliques, une lésion de la peau, une poussée dentaire, une otite, une fracture, un torticolis, une allergie alimentaire, une infection, une torsion d’intestin, de testicule ou d’ovaire, une intoxication au monoxyde de carbone, la tachycardie…

Les pleurs excessifs

Il est habituel que le bébé de moins de 6 mois pleure sans que l’on trouve la cause véritable, principalement à la tombée de la nuit. Cela lui permet probablement d’évacuer la tension qu’il a accumulé en recevant des stimulations nouvelles, visuelles et sonores. Par ailleurs, la pénombre et le calme soudain après l’agitation diurne peuvent être, les premiers temps, source d’anxiété pour le bébé. N’oubliez pas qu’il a été bercé pendant toute la grossesse par les bruits du corps de sa maman!
Ces pleurs sont d’intensité supportable, mais leur durée est longue et vous n’arrivez pas à les calmer. Bébé a un visage détendu et ne gesticule pas dans tous les sens.
Ils surviennent plus fréquemment lorsque l’environnement est agité, lorsque les parents sont anxieux et chez le bébé qui vit dans une famille isolée avec un seul parent.

Les pleurs d’inquiétude 

C’est quand votre bébé se met soudain à crier comme s’il avait mal lorsqu’il est inquiet ou si une situation lui rappelle un événement désagréable: par exemple au moment d’un cauchemar en pleine nuit, avant d’entrer chez le pédiatre pour se faire vacciner, à la vue d’un animal qui lui fait peur, s’il se sent abandonné…
Ces pleurs sont calmés dès que l’enfant est rassuré (par la parole, le contact, le changement d’environnement…).

Les pleurs de tristesse 

Ils n’apparaissent qu’après l’âge de quelques mois: bébé pleure à chaudes larmes, l’intensité sonore est faible, et vous pouvez le calmer en lui parlant ou en le prenant dans vos bras.

Les pleurs excessifs de colère ou de rage 

Ils surviennent chez le nourrisson plus grand, en général à partir de l’âge d’un an, lorsqu’il est fatigué, contrarié ou lorsqu’il a mal (au moment des poussées dentaires). Les cris sont forts, mais ne sont pas aigus. L’enfant se roule ou se jette par terre.

spasme du sanglotLe spasme du sanglot

C’est lorsqu’ils se font gronder, s’opposent à leurs parents, se font mal ou ont peur, certains bébés peuvent perdre connaissance de manière spectaculaire, le plus souvent en hurlant. Ils reviennent ensuite à eux comme si de rien n’était: c’est ce qu’on appelle le spasme du sanglot.

Typiquement, alors que bébé est en train de crier suite à une contrariété, il ne parvient pas à reprendre sa respiration. Il reste la bouche ouverte sans qu’aucun son n’en sorte. Son visage devient bleu et il peut perdre connaissance: il devient alors tout mou, les yeux révulsés. Si l’apnée se prolonge, il peut-être pris de secousses musculaires.
Certains spasmes, également provoqués par une frustration ou une peur, surviennent sans pleurs: ils se manifestent par une pâleur intense suivie d’une perte de connaissance.
Parfois, bébé présente les deux types de malaises lors d’un même épisode: alors qu’il hurle, ses lèvres deviennent bleues puis soudain son visage très blanc et il perd connaissance.

Le spasme du sanglot survient en général avec les membres de la famille, souvent les mêmes. Les parents sont habituellement de nature assez anxieuse.
Ayant eu extrêmement peur la première fois, ils ont tendance par la suite à tout faire pour que cela ne se reproduise pas: on ne laisse plus pleurer bébé, on lui passe ses quatre volontés, on le surprotège. L’enfant peut alors se comporter comme un petit tyran, jouant de ces spasmes pour asseoir son autorité devant ses parents impuissants, là où il a au contraire besoin de limites fermes pour être rassuré. Les spasmes cessent habituellement avant l’âge de 5 ans.

Malheureusement, il n’y a rien d’autre à faire au moment du spasme que de garder son calme! Bébé va à nouveau respirer! Ne le secouez pas et ne le suspendez pas par les pieds.

En revanche, il est possible au quotidien de modifier certaines habitudes vis-à-vis de l’enfant pour faire disparaitre les crises:
* Soyez convaincus que le spasme du sanglot n’est jamais mortel!
* Établissez des règles, des limites, sur lesquelles vous ne devez pas revenir: par exemple, obligez l’enfant à donner la main dans la rue, soyez intransigeant sur l’heure du coucher, etc. Ne vous précipitez pas sur lui à la moindre chute ou à la moindre requête. Laissez-le pleurer seul dans son lit ou dans sa chambre, sans risque.

Vérifiez que bébé n’ait pas faim, sommeil, froid, chaud (Lisez mon article sur les vêtements de bébé en fonction de la température), ou qu’il n’ai pas une couche souillée…. ou bien qu’il n’ait pas le nez bouché, ce qui l’empêcherait de garder sa tétine.

Prenez la température de votre bébé avec un thermomètre, observez si quelque chose d’inhabituel ou d’anormal se présente: poussée dentaire, régurgitations, mauvais appétit, constipation, plaie, otite … 

Essayez de le calmer en le portant tout contre vous. Le porte-bébé est une solution magique! Bercez-le, parlez-lui ou chantonnez doucement pour qu’il se sente en sécurité.

Ne vous laissez jamais aller à le secouer pour le faire taire, même si vous ne trouvez aucune autre solution (n’importe quel parent peut ressentir un jour l’envie de secouer son bébé lorsqu’il ne supporte plus ses cris). Une seule secousse violente de la tête du nourrisson peut provoquer un hématome ou une hémorragie intracérébrale gravissime.

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